Extraits du Dialogue n° 142


N° 142  L'ordinaire de la classe

 

L'éducation nouvelle même à l'université

Michel BARAER

(...)A l'université, c'est bien la parole magistrale qui est la pratique très majoritaire et là l'éducation nouvelle est d'autant plus rare que la pédagogie elle-même n'est que très rarement considérée comme nécessaire.

Depuis quelques années, je suis chargé d'enseignement à l'université et je vais essayer de montrer que même dans le cadre de cette institution il est possible et fructueux de mettre en œuvre des principes d'éducation nouvelle sous des formes adaptées. (...)

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Installer une relation maitre-élève et fédérer un groupe-classe

Joëlle PAVLENKO 

Se voir confier la responsabilité d'une classe suscite de multiples questions. Si la transmission des connaissances reste un enjeu majeur, la pédagogie mise en place, l'atmosphère régnant dans la classe et la dynamique du groupe la conditionnent. Pour installer une bonne relation maitre-élèves, je souhaite faire part ici de l'importance de la première journée avec un nouveau groupe et, dans l'idée de fédérer un groupe classe, présenter des options pédagogiques telles que le projet de classe ainsi que différents types d'ateliers de langage.

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Un travail de groupe peut en cacher un autre           

Bernard MAYAUDON            

Dans les classes il arrive fréquemment qu'on fasse travailler les élèves en groupes. Il fut même un temps où cette pratique était très en vogue. Pourquoi faire travailler les élèves en groupes et que fait-on quand nous faisons cela ? Suffit-il que les élèves soient en petits groupes pour qu'il y ait travail de groupe ? Peut-il y avoir un travail de groupe sans mettre les élèves en petits groupes ?

Lors d'une journée stage sur le travail de groupe, nous avons, pour travailler ces questions, proposé une démarche en arts plastiques, « L'atelier cirage ».

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Lire la littérature et parvenir à rendre sa place d'élève

Rozenn METAYER

"De toute façon, mon père i va m'changer d'école", "Pff, oh non ! C'est trop dur !", petits cris suraigus perturbants, gestes agressifs à l'égard de l'autre et du matériel... Dans cette classe de CE2 située en ZUCS l'enjeu au début de l'année était que tous les élèves, même les plus en difficulté, s'engagent dans les activités de recherche nécessaires à l'apprentissage.

Cette année-là, la tâche m'apparaissait particulièrement difficile et la programmation choisie en littérature s'est révélée un point d'appui décisif. Les élèves en difficulté sont parvenus à se poser et à acquérir une posture de lecteur.

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Gérer le temps dans une séquence de formation

Jacqueline BONNARD

Quel que soit le lieu d'exercice, de la classe à l'organisme de formation en passant par l'animation de groupes de travail, une des problématiques qui se pose au formateur ou à l'animateur est la gestion du temps : Comment maîtriser le temps dans une dynamique de formation ? Comment suivre le timing prévu tout en laissant le temps aux élèves ou aux stagiaires de se construire les connaissances et compétences visées ? A l'inverse, comment ne pas se laisser porter par les activités au risque d'escamoter la phase réflexive nécessaire à la structuration de connaissances ?

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Travailler l'orthographe en classe

Gérard MEDIONI

Ce travail présente une organisation de l'enseignement de l'orthographe dans une classe de Cours Moyen. J'ai pu transférer ce travail en classe de CE1 en adaptant les activités à l'âge des élèves. Certaines des situations présentées ont aussi pu servir à alimenter le travail dans les stages de formation d'enseignants que j'anime, au titre du GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle), en particulier dans le cadre du Plan Académique de Formation de l'Académie de Lyon.

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Gestes et situations du quotidien

Françoise CARRAUD

Enseigner à l'école maternelle ou élémentaire, au collège comme au lycée, apprendre et faire apprendre se fait au quotidien. C'est un travail qui s'accomplit chaque jour pendant des années. Ce travail quotidien ne se définit pas seulement par sa durée ou sa monotonie journalière, mais aussi par sa grande part de banalité, d'évidence voire d'insignifiance... En effet, si l'activité principale des enseignants, organiser les apprentissages, est souvent observée, analysée, il est plus rare que chercheurs, formateurs et enseignants eux-mêmes, s'intéressent à cet ensemble de gestes, de comportements, d'activités, qui ne visent pas directement les apprentissages mais qui permettent ou accompagnent la vie quotidienne dans les écoles. Pourtant, si dès l'école maternelle les élèves sont présents six heures par jour à souvent beaucoup plus si l'on compte les temps de garderie, d'étude, de cantine, sans oublier les heures d'aide personnalisée ! à toutes ces heures ne sont pas consacrées à des apprentissages formels, prévus, organisés et encadrés. Une grande partie du temps est bien plus informelle : il y a les entrées et sorties de classe, les mises en rang, les déplacements dans les couloirs, les récréations et autres passages aux toilettes mais aussi, dans la classe, les temps pour sortir les affaires (livres, cahiers et autres stylos et crayons), les temps pour les ranger, ceux pour se moucher ou tailler son crayon... Que font les enseignants pendant ces moments, enseignent-ils ? Éduquent-ils ? Travaillent-ils ? Et les élèves, qui sont alors plutôt définis comme des enfants, apprennent-ils ? Si oui qu'apprennent-ils ?

Avant de chercher à comprendre cette part du travail enseignant, prenons quelques instants pour identifier ce qui, dans les manières d'agir avec les enfants à l'école, passe inaperçu, ce qui semble évident, « naturel ». Regardons ce quotidien journalier, habituel, normal, ordinaire ou banal, comme l'affirment les dictionnaires. Observons quelques-unes de ces activités spécifiques que l'on pourrait appeler des « gestes éducatifs quotidiens », des gestes qui, très souvent, sont des gestes corporels, des gestes qui mettent en jeu le corps de l'enfant mais aussi celui de l'adulte. Des manières de faire qui ne sont ni programmées ni décidées mais qui sont omniprésentes dans le travail quotidien d'un enseignant.

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