Extraits du Dialogue n° 156

 Dialogue n° 156 - Savoir et création : un couple indissociable ?


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Créer, apprendre
  • Marcher dans les mots des autres
    Laurent CARCELES

    « J'aime danser mais ma vie tourne autour de la malédiction »


    Je ne savais pas. Je vous promets, je ne savais pas. J'ai fait ça sans (trop) réfléchir. Sans (trop) comprendre. Ça s'est presque créé tout seul. Mais je voudrais ne pas tout de suite analyser. Raconter d'abord.
    Je suis enseignant en collège à Aubervilliers. J'enseigne le français depuis dix ans. L'année scolaire dernière, j'étais l'enseignant de deux classes de 3ème. Deux 3ème qui semblaient être opposées. L'une sans cesse agitée, déconcentrée, utilisant les mots pour occuper tout l'espace sonore, continuellement. L'autre souvent silencieuse, sans réponse, attendant que l'heure de cours se passe. Les élèves ne prenaient plus la parole... ou s'en servait pour rien.
    Et puis un moment d'échange de mots avec eux (moment de (re)création ?) inspiré d'un atelier d'écriture. Et la construction modeste et patiente de leurs savoirs a pu être remise en route.
    Mais que s'est-il passé ?

 

  • « Récréatio » - Abords de la création et construction d'un savoir
    Eloïse DURAND

    Durant ses toutes premières semaines d'école primaire, un enfant de CP a participé dans le cadre des Nouvelles Activités Périscolaires (NAP) à un cycle de six ateliers d'écriture. Lors du dernier atelier, nommé « atelier-exploration », il a demandé à un des animateurs de lui épeler le mot « récréation », puis a écrit à l'aide d'une grosse craie blanche le mot Récréatio sur le sol de la cour de récréation.
    Un peu plus tard, en lisant la fresque qui se matérialisait sur le sol, le mot que venait d'inscrire cet enfant m'a sauté aux yeux. J'y ai machinalement rajouté avec une autre craie de couleur le « n » que je considérais manquant. En repensant à cet évènement, j'ai pris conscience de mon incrédulité d'adulte, de cette pulsion qui cherche à rétablir la norme, au lieu de réinterroger le sens.

 

  • Entre savoir et création, interroger le rapport au territoire des élèves
    Gatien ELIE et Pascal DIARD

    En septembre 2012, deux enseignants de géographie et d'histoire décident de mener un projet avec une Seconde du lycée Suger à Saint-Denis : « Cartographier son territoire : de l'espace vécu à l'espace conçu ». Ce qui se voulait au départ un simple projet de construction de savoir géographique, s'est transformé en cours d'année en l'écriture créative d'un langage cartographique, explicitant ainsi l'autre finalité de ce projet : « comprendre son territoire pour mieux (précisément !) le transformer ». Encore aujourd'hui nous ne cessons de nous étonner par quels chemins et processus cette mutation a été possible !



  • Atelier de mise en voix, à la sortie de Po2zie
    Stéphanie FOUQUET

Contexte initial
Une rupture vécue a déplacé l'action du collectif, lors du festival po2zie, en 2009 à la Machinante à Montreuil. Méryl Marchetti, Didier Calleja et deux autres acolytes étaient à l'initiative de ce festival de poésie orale. Le « collectif odébi » était invité à l'évènement. Les artistes programmés ont dérouté les attentes des spectateurs. Tout le festival semblait jouer sur la limite entre l'audible et l'inaudible, le sens et la déformation du sens, le cri et le texte. Il interrogeait le poème dans la cité et venait flirter avec les extrêmes. Qu'est ce que la mise en voix peut provoquer sur l'auditeur ? Jusqu'où peut-on pousser la déconstruction d'un texte ? Peut-on lire deux textes en même temps, les mettre en échos de manière aléatoire mais sensible ? Quel intérêt d'intervenir dans un texte en le déconstruisant ? Qu'est ce que l'écoute ? Le défi de la mise en voix devant des spectateurs peut-il générer du nouveau, peut-il recréer autre chose que ce texte écrit sur du papier ?
Ce festival interrogeait les limites entre la poésie et la poésie sonore. On pouvait aussi y vivre la rencontre avec le monde de la performance. Tous ces poètes, reconnus ou non, s'inscrivaient dans des partis pris poétiques et/ou artistiques. Les improvisations poétiques orales y trouvaient leur place, et des ateliers d'écriture interrogeaient la place du public dans le festival.

La liaison CM2 / 6ième
Le lendemain, une conseillère pédagogique de Melun nous faisait une proposition : « Je vous présenterai comme collectif ôdébi, et vous préparez avec des groupes d'élèves, une mise en voix qui sera produite l'après midi devant toutes les classes qui participent à la journée de liaison. » Cette journée de liaison était vouée à la poésie. Les autres élèves vivaient d'autres ateliers (écriture, radio, vidéo...). La mise en commun se faisait en présence de la proviseur. Toute les conditions étaient réunies... pour lancer le défi aux élèves : Nous avons deux heures pour préparer un spectacle poétique qui sera joué devant tout le monde cet après midi.


  • Le théâtre d'objets, objet d'émancipation
    Sylviane MAILLET

Ces situations GFEN n'ont pas pour but d'appréhender ce qu'est un théâtre d'objets à proprement parler, ni de maîtriser une technique spécifique notamment de manipulation de l'objet. Elles proposent une démarche où, ensemble, les participants sont amenés à créer un scénario à partir de différents types d'objets sans avoir à apprendre des savoir-faire précis sur les éléments incontournables de la culture théâtrale. Il ne s'agit  ni de procéder par exercices visant à une quelconque maîtrise, ni d'aboutir d'emblée à une production finale qui n'aurait pour seul objectif que de créer un spectacle apparenté à un spectacle professionnel Ce qui n'exclut pas de concevoir un spectacle comme faisant partie intégrante du projet. De plus, chacun choisit lui-même son rôle, il ne lui est pas imposé. Il n'est pas envisageable non plus de différencier les rôles sous prétexte que certains seraient plus à même de jouer que d'autres, laissant à certains les tâches, tels les décors. C'est dans cette perspective que se situent ces ateliers du GFEN qui permettent au sujet par son investissement dans le théâtre d'objets de construire sa personnalité par la créativité.
Nous sommes essentiellement dans un atelier de création où les participants n'ont besoin d'aucun pré requis, ni d'expériences préalables. En étant confrontés à des obstacles de tout ordre au cours de cet atelier, les participants vont devoir trouver ensemble des solutions, se construire des savoirs nouveaux pour mener à bien le projet qu'ils ont décidé de réaliser. Ces savoirs ne relèvent pas uniquement de la technique comme le pourrait laisser supposer le théâtre d'objets mais également du parti pris sur la conception de la saynète et de son orientation dans la manière de la jouer.


  • Ecrire. Ecrire ensemble pour vivre ensemble
    Yves BEAL

Que faire maintenant ?
Question qui traverse la société depuis l'horreur du 7 janvier. Et chacun de se demander comment à son propre niveau peut agir. Voici quelques pistes qui, de mon point de vue d'écrivain, peuvent contribuer à restaurer confiance mutuelle, estime de soi et reconnaissance de l'autre, tout en participant de la construction d'une culture commune sur un territoire.
Un enfant qui naît porte en lui tous les possibles... en positif comme en négatif. Ni le fanatisme, ni la solidarité, ne sont inscrits dans le code génétique. Comme le souligne le GFEN, « pas de génération spontanée mais des processus, qui font de toute situation d'éducation et de formation autant de chemins de conditionnement, de mise en soumission aveugle ou bien d'émancipation ».
J'ai pu éprouver pour moi-même combien créer provoque une spirale positive qui pousse à se projeter dans le monde, à intervenir dans la société, et contribue à donner confiance en soi, y compris en acceptant parfois la frustration d'un échec. J'ai eu l'occasion maintes fois, en mettant en œuvre le formidable outil qu'est l'atelier d'écriture, d'accompagner des jeunes dans cette aventure de la création qui, toujours, prend appui sur le déjà-là de chacun, sur cette culture en devenir que chacun porte en lui et qui ne demande qu'à se partager, se métisser, pour faire œuvre commune. Et j'ai pu voir éclore ce sentiment de fierté et cette envie de coopérer, afin de porter le projet jusqu'à son terme (une publication, une exposition ou un spectacle, par exemple). C'est dans cette situation, dans cette dynamique, que peut s'apprendre une citoyenneté en acte : chacun participe, dans des débats parfois vifs mais toujours constructifs, à la réflexion, à la décision, à la réalisation, à l'évaluation du projet.


Transformer le rapport à l'oeuvre, au savoir

  • « Monsieur, ça compte l'orthographe ? »
    Erwan LE JEUNE

C'est une phrase qui revient souvent lors des premiers ateliers d'écriture avec une nouvelle classe. Elle ne me surprend plus.
Je répondais au début par un « non » peu convaincu, sans savoir trop pourquoi.
Puis j'ai opté pour une explication : « Je ne veux pas que le fait de penser à l'orthographe vous empêche d'écrire, donc on s'en occupera dans un deuxième temps. »
Maintenant, je réponds quelque chose qui les interpelle et permet d'engager la discussion : « Ça ne compte pas l'orthographe, mais ça coûte cher. »
L'étonnement autour du choix du verbe amène à expliciter le circuit du livre, la manière dont un texte peut circuler de l'auteur jusqu'au lecteur. Cette prise de conscience qu'il existe un grand nombre d'intermédiaires entre l'auteur et le lecteur est un pas dans la modification progressive du rapport au langage des élèves, en les faisant sortir de l'illusion que le texte qui arrive en classe est créé en une fois, qu'il n'y a pas d'intervention dessus.
Au contraire, les auteurs ont parfois une maîtrise de la langue approximative : ils opèrent sans s'en rendre compte des glissements de sens, oublient de parler d'un événement, ne donnent pas assez d'explications sur les motivations des personnages. Mieux : les auteurs font aussi des erreurs d'orthographe. Il faut payer un spécialiste pour vérifier les manuscrits et proposer des corrections. Plus un auteur fait d'erreurs, plus ça coûte cher, donc moins l'éditeur peut dégager de bénéfice, donc moins il peut payer les auteurs... C'est schématisé, mais l'image touche les élèves.
Ce qui se construit à ce moment là, c'est aussi l'idée qu'un texte existe dans des moments de relecture, de réécriture, de modifications à des degrés divers, et ce bien avant qu'il ne soit lu par des lecteurs qui ont acheté le livre.
Mais les éditeurs, ceux qui interviennent sur le texte, ne le font pas comme les enseignants.  Et heureusement. Imaginons un éditeur dire à un écrivain : « Le participe passé c'est pas ça, je t'enlève un pour cent sur tes parts. » ou « Tes personnages ne sont pas assez caractérisés, je vais baisser ton avance de quelques centaines d'euros. »
Les éditeurs ne sont pas les gardiens des normes langagières. Les éditeurs, comme le disait Gaston Gallimard, sont là pour « chercher, dépister, découvrir ». L'éditeur n'est pas là pour contrôler mais pour accompagner les auteurs, pour leur permettre de mieux toucher le public, d'être plus conscients de leurs choix (textuels, génériques, lexicaux, orthographiques, etc.). Et si c'était ce rapport là que les enseignants devaient conquérir pour lire les textes des élèves ?


  • Qu'est ce qui dans l'Oeuvre, met le sujet à l'œuvre ?
    Patricia CROS

Réflexion menée à partir d'un atelier d'écriture conçu autour du personnage de l'oeuvre d'Olympe de Gouges (Paris, novembre 2014)

L'œuvre, ici, est celle d'Olympe de Gouges, auteure de pièces de théâtre, de nombreux textes et articles politiques engagés pour l'émancipation des femmes mais aussi des esclaves dont le texte le plus célèbre est sans doute « la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » écrit en 1791. Olympe de Gouges, guillotinée le 3 novembre 1793, une femme courageuse, engagée dans des combats d'avant-garde. Aujourd'hui de nombreuses personnes s'intéressent à ses travaux dont Betty Daël, directrice des éditions Cocagne qui ont publié l'intégralité de ses œuvres mais aussi le collectif « les fous d'Olympe » qui milite pour son admission au Panthéon. C'est dans ce contexte que le secteur « écriture et poésie du GFEN », par l'intermédiaire de Michel Ducom, a été sollicité pour animer un atelier d'écriture.


 

  • Savoirs et création : qu'est-ce que penser ?
    Michel NEUMAYER (GFEN provence)
Qu'est-ce penser ? De cette activité apparemment si banale, si quotidienne, partagée entre tous, le philosophe Gilles Deleuze en parle ainsi dans Proust et les signes : « Il y a toujours la violence d'un signe qui nous force à chercher, qui nous ôte la paix... la vérité est jamais le produit d'une bonne volonté préalable, mais le résultat d'une violence dans la pensée... la vérité dépend d'une rencontre avec quelque chose qui nous force à penser, et à chercher le vrai... c'est le hasard de la rencontre qui garantit la nécessité de ce qui est pensé ; le hasard des rencontres, la pression des contraintes...  ».
J'avance l'idée que c'est là un argument essentiel pour l'introduction dans l'enseignement, dans la formation, de ces moments hors-norme que sont les temps de création. Je pense aux arts visuels, à l'écriture de fiction, à la photo, à la poésie.
Je plaide pour que la création ne soit plus considérée, comme on l'affirme trop souvent, comme alimentant la supposée « expression de soi ». Qu'elle soit au contraire support et dispositif pour la réflexion. Une création qui, au lieu de conforter le déjà-là, ébranle la pensée ; nous sorte de ce que Deleuze lui-même qualifie de bavardage, de répétition, notre lot quotidien.
J'en donnerai ici un aperçu à partir d'un Colloque d'apprenants, une dénomination qui renvoie à la réunion d'une soixantaine adultes de plusieurs pays d'Europe (Suisse, Belgique, France) qui voulaient réfléchir aux causes de leur situation de personnes illettrées. Ce « colloque » - le terme avait été choisi par les apprenants eux-mêmes - s'est tenu du 4 au 8 juin 2007 à Burnontigne (Belgique).


 

  • Turner, ou l'art dans tous les sens
    Eddy SEBAHI (ESPé de Lyon - Université Lyon 1, secteur Langues du GFEN)

Considéré de prime abord comme un peintre difficile, J. M. W. Turner est en fait parfaitement accessible. Et en même temps, ne nous devons-nous pas de travailler avec nos élèves des œuvres complexes ? Ce qui peut sembler source de difficulté dans l'œuvre de Turner (pour des élèves de collèges) c'est toute cette émotion, cette sensualité qui s'en dégage. D'où l'idée de faire appel aux cinq sens pour entrer dans ce monde pictural dans lequel on ne peut que se retrouver. C'est en fait d'un voyage qu'il s'agit. Un voyage au cœur de la création, par la création. La phase d'analyse que je propose à la fin n'est qu'une analyse parmi d'autres possibles. C'est celle qui fut proposée à des élèves, la première fois que je l'ai animé. Une piste de prolongement possible est également proposée après le descriptif de la démarche.


  • Création et cognition : à la recherche du « Tous capables ! »
    Jean-Marc CHAMPEAUX

Le texte qui suit, est une contribution à une réflexion depuis longtemps entamée sur le pourquoi des activités de création comme pouvant nourrir l'acquisition, la construction des savoirs. Et en quoi elles sont au centre de la nécessité de refonte des pratiques pédagogiques si l'on veut penser un accès plus démocratique aux savoirs "savants" ; ainsi combattre la fatalité de la reproduction des inégalités scolaires comme inscrivant les inégalités sociales au cœur des parcours des élèves et au sein même de l'école.


  • L'inconnu ne s'enseigne pas : il s'anime
    Méryl MARCHETTI

La question pédagogique est devenue l'argument de discrimination et contrôle du politique sur la création. Des élus régionaux, départementaux, municipaux qui demandent des « critères » pour déterminer « quels artistes subventionner » proposent de distinguer « l'artiste, qui vit de son œuvre » et « l'animateur, qui vit d'ateliers. » Double confusion : confusion d'abord entre projet et œuvre, « votre projet d'entreprise est-il artistique ou pédagogique ? » alors que l'œuvre suppose l'inséparation entre pédagogique et artistique ; confusion ensuite entre  administratif et culturel.



 Des questions toujours vives

  • Mathématiques, sciences.... et création !
    Odette BASSIS

Un défi pour un tel titre.
Mais un défi, pourquoi ?
Il est sûr que l'école, pour chacun,  a trop souvent joué un rôle réducteur face à une telle question. Une école où mathématiques et sciences des programmes devaient être « bien retenues » quant aux définitions et théorèmes en vue d'être « bien appliquées », dans le double sens d'une application des théorèmes aux nécessités immédiates de résolution des problèmes donnés et aussi, pour ce faire, d'une l'application soutenue de l'élève lui-même pour agir correctement sous la houlette des attendus du problème posé ... et de la note, à l'arrivée.
Une révolte de longue date


  • De la créativité comme mise en mouvement de la pensée; une approche comparée entre atelier artistique et situation de cours
    Echange entre X. GASSMANN, psychanalyste et J-C. ROYER, enseignant de philosophie

JCR : Xavier Gassmann, bonjour; vous êtes psychanalyste, vous travaillez à l'hôpital de Pontoise où vous avez participé à l'ouverture de L'Esquisse. Cet hôpital de jour a ceci de particulier qu'il articule son projet thérapeutique à des ateliers artistiques destinés aux adolescents. Plusieurs ateliers (écriture, arts plastiques, musique, théâtre, danse) ont lieu, ils sont encadré d'un pré et post groupe qui réunit l'artiste et le soignant et un psychologue ou psychiatre qui lui ne participe pas à l'atelier ; je suis pour ma part enseignant de philosophie dans une structure de «'raccrochage scolaire» destinée aux jeunes d'entre 16 et 24 ans qui souhaitent retourner au lycée, et nous échangeons ici sur le paradoxe suivant : comment est-il possible de cultiver la créativité en général, et à l'hôpital comme à l'école en particulier? Je dis «paradoxe» car si  Winicott a raison de dire qu'être créatif est synonyme du fait même d'être vivant, on ne voit pas comment il serait possible de perdre cette créativité sans mourir. Et pourtant, comment ne pas s'interroger face à ces jeunes qui semblent profondément empêchés, inhibés, voire phobiques ou suicidaires ? Sont-ils effectivement, en un sens, morts ?  Et trouverait-on à l'école même, en lieu et place des «processus d'émancipation par le savoir» que les enseignants se plaisent à imaginer, des forces contraires : d'asservissement, d'étouffement, d'épuisement ?


  • La « Boussole wallonnienne » pour créer des situations d'apprentissage dynamiques
    Michel HUBER

« La connaissance est essentiellement un effort pour résoudre des contradictions » H.Wallon — (De l'acte à la pensée)

En introduction, je partirai de ce constat de Pierre Pastré, un des fondateurs de la didactique professionnelle :
« Il existe dans le domaine professionnel des classes de situations dont on peut chercher pour chacune de ces classes les invariants opératoires de nature conceptuelle qui les organisent et permettent aux acteurs de les maîtriser dans l'action ».
D'où cette question à laquelle cet article s'efforcera de répondre : « Existe-t-il des concepts susceptibles d'orienter notre activité d'enseignants, de formateurs, d'éducateurs nouveaux ? »


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