Une biennale et une pré-biennale vues de l’intérieur

Ce texte n’est pas un reportage, juste un petit condensé de 2 ans de travail entre 2 biennales, un texte hybride fait de ressentis et d’éléments de bilan général, écrit dans le train du retour, avant de retourner à la vie « normale » !

Pour le COPIL, pendant 2 ans, c’est beaucoup de travail, de réunions plénières en présence, de visios à distance. Ce sont de nombreuses heures passées à travailler dans des commissions spécifiques. Chacun, chacune choisit celles où il ou elle se sent le plus de compétences à apporter au collectif : communication, planification, plurilinguisme, international, budget, etc. Apprendre (un peu) l’italien a été pour moi une condition pour (un peu) mieux comprendre les amis italiens. 

Adosser un parcours pré-biennale ouvert aux formateurs et formatrices des mouvements 2 jours avant la biennale, ce sont d’autres heures de travail pour concevoir puis conduire ce parcours. Faire en sorte que les activités de formation proposées par certain.es participant.es ne soient pas des doublons des ateliers de la Biennale, que chaque mouvement se sente concerné par la proposition, que le déroulé se passe au mieux dans deux lieux différents et pas vraiment dédiés à des activités de ce type. Tout le monde a montré une grande capacité d’adaptation !

Sur place, alors que l’équipe italienne du BALCONE, la Brigade d’Action Logistique COopérative pour la Nouvelle Education – en référence au « balcone de Giulietta e Romeo » – a mené d’une main de maître la coordination et l’installation, au COPIL, nous avons pu animer nous- mêmes des activités, débats, témoignages ou ateliers, et même en suivre quelques-unes.

A la fin de cette aventure humaine et événementielle, nous sommes fatigué.es mais heureux et heureuses du travail accompli ensemble. Rassembler 450 militants de l’éducation nouvelle, sur une thématique aussi ambitieuse que la ré-humanisation de l’éducation, dans un palais italien, au milieu d’un automne de luttes sociales, c’était quand même un pari un peu fou ! On a osé et on l’a fait !

Isabelle Lardon
Membre du COPIL