Philosophie – pratiques du secteur Philo (2025) 1. ColloqueDeux formes de débat oral en classe, le colloque et le procès – Nicole GrataloupComment faire débattre les élèves en classe ? Nous savons tous que les élèves ont, pour la plupart, une grande avidité pour le débat, la discussion, et on pourrait même dire que, à leur entrée en Terminale, l’idée qu’ils se font de la philosophie est que c’est une matière où on peut « s’exprimer et refaire le monde ». Mais échanger, discuter, débattre est-ce synonymes ? Cet article présente ici deux formes de débat oral qui ont été souvent expérimentées en classe et dans les stages du GFEN : le « colloque des philosophes » et le « procès ». accéder au texteUn colloque : « Qu’est-ce que la philosophie ? » – Colette Fouilloud« Qu’est-ce que la philosophie ? », question que tous les élèves posent pour peu qu’on leur en donne l’occasion en début d’année. Colette Fouillod propose ici une démarche : « le colloque des philosophes » sollicitant d’emblée l’activité des élèves afin de comprendre la nature et la (les) fonction(s) de la philosophie. accéder au texte2. ProcèsLe procès de Galilée – Geneviève Guilpain et Claude BillardLa démarche du procès de Galilée a été construite pour des étudiants se destinant au métier d’enseignant (formation initiale) et expérimentée avec eux. Le premier moment de cette contribution à deux voix en présente les enjeux ainsi que le déroulement. Le second en illustre une application en classe de terminale scientifique dans le cadre d’un cours interdisciplinaire (philosophie, mathématiques et sciences physique). accéder au texteLe procès Brancusi – Alexis AvrilSur quels critères s’appuyer pour qualifier un objet d’œuvre d’art ? La démarche proposée part d’une situation réelle lorsqu’en 1925, la sculpture de Brancusi L’oiseau dans l’espace s’est vue refusé le statut d’œuvre d’art par les services douaniers. Après un jeu de rôle permettant de revivre cette situation et affiner les critères retenus selon les acteurs de cette situation, les élèves sont invités à rejouer le procès Brancusi (1926) pour interroger le statut de l’artiste, de ses œuvres dans une société où les idées dominantes freinent les pratiques innovantes. accéder au texte3. SéminaireVers une nouvelle forme de démarche, le séminaire – Lila EchardPour compléter le travail de réflexion permis par la démarche « colloque », Lila Echard propose une démarche complémentaire, celle du séminaire. Autant au colloque se rassemblent des personnes qui arrivent avec des connaissances et des positions fort différentes, même si une question les rassemble, autant au séminaire, se rassemblent des personnes qui viennent avec un intérêt ou un savoir commun, non pour s’affronter mais pour se compléter dans la mesure du possible. Bref, c’est le lieu où on cherche ensemble et où on tâtonne à plusieurs. accéder au texte4 – L’écriture en philosophieLa question de l’écriture en philosophie – Nicole GrataloupPlutôt que de penser les difficultés d’écriture des élèves en philosophie en termes de maîtrise de la langue, Nicole Grataloup propose de les penser en termes de rapport à la langue. Il s’agit pour les élèves de sortir d’une conception utilitariste à la langue, se constituer une réserve de mots, les faire fructifier en les utilisant dans différentes situations afin d’exercer leur pensée et parvenir à une réflexion philosophique. Écrire en philosophie, c’est entrer dans un processus d’intertextualité confronter écriture à écriture, pensée à pensée, argumenter en s’appropriant le vocabulaire adapté. Cela s’acquiert par différentes expériences individuelles et collectives dans le cadre de situations proposées dans cet article. accéder au texteLes aventures de la pensée dans l’écriture – Nicole GrataloupQue fait l’élève lorsqu’il écrit une dissertation en philosophie interroge Nicole Grataloup ? Elle rend compte ici d’une expérience menée en classe de terminale littéraire autour de la « méthode » de la dissertation en philosophie en instaurant « de manière aussi systématique que possible et sur toute l’année, une réflexion métadiscursive et méthodologique sur le travail de dissertation. » Après avoir posé les limites de l’exercice, l’autrice analyse les données récoltées : avoir des idées ou problématiser ? , la place du lecteur, la place des auteurs. accéder au texte5. LectureUne démarche de lecture collective : le défi – Julien CueilleComment réussir à faire lire les élèves, comment surtout leur en donner le goût, et insuffler un peu de vie et de joie dans ces séances de lecture des œuvres suivies que les élèves subissent le plus souvent avec résignation ? Partant du constat que les élèves ont beaucoup de mal à lire et comprendre les textes proposés, Julien met en place une démarche basée sur la lecture en petits groupes d’un texte, l’objectif étant d’en lister les interprétations, de poser les interrogations relatives aux concepts abordés, de préparer des confrontations de points de vue à l’aide d’affiches illustrant le cheminement de pensée. accéder au texteLe colloque Descartes – Hélène DegoyLe colloque est une démarche développée par le secteur philo pour permettre aux élèves d’apprendre à philosopher. Ici l’objectif est de s’appuyer sur cette démarche pour faire relire des textes classiques sur un temps suffisamment long afin de préparer une argumentation. Deux expériences en classe décrites et analysées. accéder au texte6. Étude de cas ou construction d’un concept à partir de situations concrètesL’île des religions – Cécile VictorriLa laïcité : quoi ? pourquoi ? comment ? La laïcité, un thème récurrent et clivant qu’on ne sait bien souvent comment aborder avec les élèves et leurs familles, entre collègues, avec l’administration des établissements. La démarche décrite ici vise à clarifier la notion de laïcité et revenir sur ce qui a pu lui donner naissance d’une part, à donner les moyens de comprendre les débats actuels autour de ce concept d’autre part. accéder au texteLa désobéissance civile – Jean-Charles RoyerL’article décrit comment une démarche conçue au sein du secteur philo pour travailler le concept de « désobéissance civile » se transforme au fil des publics qu’elle rencontre tant il faut adapter les objectifs initiaux au public auquel on s’adresse : multiplicité des textes abordés ou focalisation sur un texte fort permettant la confrontation de points de vue ? Travail long sur un cas de désobéissance civile ou retour réflexif sur plusieurs cas après avoir cerner le concept ? Le travail sur le métier décrit dans cet article montre qu’il n’a de sens que lorsqu’on est concepteur de ses pratiques. accéder au texte 2 avril 2025 Valérie Pinton